Carnet de bord de Fabrice Payen

Samedi 3 novembre : la vieille du départ


Le bateau a quitté le quai de Saint Malo à 12h, après un baptême émouvant avec les deux marraines Sophie Massieu et Marie Tabarly, Yann Tiersen n’ayant pas pu être présent. J’ai embarqué à bord des amis et bénévoles qui m’ont aidé à préparer le bateau. Nous étions également accompagnés de deux journalistes de TF1 qui ont filmé le passage des écluses sur Team Vent Debout.


Le passage des écluses est un moment fort où j’ai pris conscience que j’avais réussi à réaliser mon rêve d’enfant. Je suis sur mon bateau pour prendre demain le départ de la Route du Rhum ! L’émotion est forte mais je reste très concentré sur le départ de demain car la météo annoncée est très complexe. Tout le monde parle dans la classe Rhum de faire une escale le temps de laisser passer les trois premiers fronts. Je profite de l’instant mais je garde en tête le fait que je dois prendre une décision concernant mon option météo. Nous amarrons le bateau sur les bouées prévues à Dinard et je saute dans un zodiac de l’organisation pour rejoindre France 3 qui m’attend pour une interview en direct.


Lorsque l’interview est finie, je décide de prendre du temps seul. Il est prévu que je dorme chez ma sœur à St Servan pour ma dernière nuit à terre. J’avais toujours imaginé dormir chez Fabienne la veille du départ. J’aime cette chambre au calme, de laquelle je peux voir la mer. Mon routeur Arnaud m’a rejoint en fin de soirée afin de faire un dernier point sur la météo et les différentes options envisageables. Nous avons plusieurs options dont une avec un stop à Camaret pour lundi matin. Néanmoins il me semble inconcevable de m’arrêter dans moins 24h alors que je m’apprête à partir en course…


On verra demain !


Dimanche 4 novembre : le départ de la Route du Rhum 2018


Je décide de partir à pied de chez ma sœur par ces rues maintes fois parcourues depuis mon enfance. Cette marche pour aller au bateau m'a permis de me préparer mentalement, je trouvais incroyable l’idée de savoir que j’allais d’ici quelques heures prendre le départ de la Route du Rhum ! J’ai croisé sur mon chemin Franck-Yves Escoffier triple vainqueur de la course, qui m’a félicité, je n’ai pu que lui avouer mon inquiétude quant à la météo. La pression était là malgré tout, je ne me sentais pas prêt physiquement ni techniquement, la météo était vraiment mauvaise, sans compter tout simplement le fait de prendre le départ sur cette course mythique avec 123 concurrents.


Nous étions 3 à bord pour rejoindre la ligne de départ qui est 12 milles de saint Malo, avec le semi-rigide d’assistance piloté par Fred et Miguel, les conditions sont excellentes.

Nous sommes passés par le chenal de la Bigne, parce que c’était le chemin le plus court pour rejoindre la ligne, seuls les locaux le connaissent car il y a beaucoup de rochers et il passe vraiment près de la côte. Le moment est fort, on est à plus de 20 nœuds il y a foule sur la pointe de la Varde, le spectacle est pour eux, on rejoint très rapidement la ligne et je me sens libéré.

Nous sommes arrivés tôt sur la ligne ce qui nous a permis de faire le trajet jusqu'au bateau comité afin de faire une analyse du meilleur cap et timing à prendre pour le départ (mon ancien formateur à l’ENVSM, Christophe Gaumont est directeur de course et présent à bord, ce serait la honte de rater mon départ !). Nous étions vent de travers, largue, idéal pour la vitesse maximale du bateau mais délicat à doser pour être pile poil sur la ligne au top départ.


Quinze minutes avant le départ, Jérôme et Rodolphe quittent le bateau, je me retrouve seul à bord.

Les bateaux de ma classe montent vers la ligne, je réussi à me faufiler pour descendre car tous les autres sont déjà trop haut.


J'ai déroulé le J1, peut-être un peu tard, mais je suis rassuré de voir que Loïck Peyron opte pour la même option que moi, il passe la ligne en premier deux longueurs devant moi, c’est légitime !

Après le passage de la ligne de départ, nous marchons entre 18 et 25 nœuds, je suis en tête de la classe Rhum Multi, et je navigue avec les multi 50, Thibault Vauchel-Camus est derrière moi, avec les premiers IMOCA et David Ducosson au vent. C’est magique !


David ralenti avant Fréhel, nous passons la bouée de Fréhel avec les premiers IMOCA en même temps mais je le devance de trois petites secondes.

J'ai abattu un peu sous J1 et GV haute, David Ducosson a envoyé son Gennaker, j'ai donc opté pour la même option, le bateau a pris de la vitesse et j'ai largué David Ducosson !

Je me retrouve en tête en compagnie des Imocas : Louis Burton, Paul Meilhat, Sam Davies, j’ai affalé le gennaker avant la nuit pour me remettre sous J1. Dans la soirée j’ai eu une longue conversation téléphonique avec Arnaud, le routeur qui me communique les positions des concurrents puis un dernier sms laconique de sa part avant la perte de réseau me disant de décider maintenant entre quatre options cornéliennes:

1 tu prends sud : gros temps prévu

2 tu remontes nord : gros temps mais 10 nds de moins

3 tu t’arrêtes à Gijon tu seras arrêté moins longtemps

4 faire demi tour vers Camaret ou Lorient, autrement dit fin de la course


Grand moment de solitude, je prends l’option 2...


Lundi 5 novembre : Premier jour de course


J’ai pris ma décision : cap à l’ouest pas d'arrêt, prochain stop la Guadeloupe !

Au petit matin sur une mer formée et croisée sans vent, je confirme cette option nord le vent arrivera plus tard. Je rentre dans le bateau me sécher parce qu’avec la sudation je perds littéralement ma prothèse, quand soudain le vent rentre subitement en passant de 5 à 25

nœuds, mais je suis dans le bateau et sans ma prothèse ! Je dois vite rechausser ma prothèse, tenter de me rhabiller pour aller réduire la toile.

Cap vers l'ouest avec 35 nœuds de vent mais je suis bien préparé grâce aux conversations avec mon routeur Arnaud Vasseur (plus connu sous le surnom de Chouchou). J’ai amarré les galettes de J1 et J2 pour éviter qu'elle ne se déroulent et que je puisse rester serein avec mon J3.

Arnaud me dit de faire de la vitesse avant la deuxième nuit pour éviter le plus fort de la deuxième dépression qui arrive. Je fais du sud la nuit entière, je suis resté dans le bateau car dehors c'était intenable avec 8 mètres de creux 35 nœuds de vent établis avec des rafales à 40 nœuds. Il me reste une seule option : se mettre à l’intérieur au chaud, tenter de manger et se reposer.

Je me suis fait surprendre dans une survente par 46 nds de vent et j’étais surtoilé, J3 et 2 ris dans la GV et il y avait bcp trop de vent et de mer pour aller prendre le 3ème ris. J’ai donc temporisé le chariot de GV complètement débordé et l’écoute choquée pour libérer la pression.

Soudain je m'aperçois qu'il n'y a plus le petit gennaker que j'avais rabanté contre le bras de liaison sous le vent, il se déplace au milieu du trampoline au gré des vagues prêt à filer à l'eau, je me mets vent arrière pour calmer le jeu et me retrouve avec des réflexes de combat au sol d’ex judoka pour déplacer cet adversaire trop lourd gorgé d'eau et le saisir à nouveau contre le bras de liaison, j'aurais été bien embêté pour les bords de portant sans ce gennaker qui n'est même pas encore payé !


Mardi 6 novembre : La guerre mais on avance


Je garde cet objectif en tête : avancer au sud le plus vite pour passer ! C'est la guerre, ne pas réfléchir, c'est comme ça faut y aller.


L'angle de vent est favorable 110 degrés, ris 1 et J2, puis ris 2 et j2, puis ris 2 et J3, ca avance vite 18 -20 nds. Le vent fichier prévu est de 30 nœuds soit 35 au réel d'après le grib que j'ai qui correspond à l'heure prêt à ce qui se passe ici.

Je passe mon temps entre charge moteur, eccopage de dizaine de litres d’eau mêlés de gasoil et d'huile. Une entrée d'eau non identifiée ! Repos furtif, alimentation et techniques diverses pour tenter d'uriner tellement ça bouge, je tombe plusieurs fois violemment sans dommages heureusement.

Pour uriner j'ai opté pour l’urinal bricolé dans une bouteille à l'instar de Thomas Coville dont Fred, goguenard m'avait envoyé une photo un jour qu’il était sur Sodebo en commentant le pistolet!!! Sur le coup j'avais trouvé ça extrême et puis ça me rappelait tellement les longs mois d'hôpital à utiliser cet objet rebutant. Mais j'y suis revenu.


Le fichier toujours précis m'amène au petit jour près de la Corogne, j'ai trois heures d'avance sur le routage prévu, un cargo m'appelle sur le canal 16 en me demandant si j'ai besoin d'assistance, je suis étonné mais non tout va bien, quand je sors avec le jour naissant je vois la houle énorme, je comprends que le gars s'interroge sur la présence d'un multicoque au milieu de ces conditions. Nouvel appel avec chouchou, il faut continuer vers le sud avec un peu d'ouest et virer dans la baston pour éviter le plus gros et repartir vers le sud, la guerre continue !


Mercredi 7 Novembre : on continue dans la dépression


En fin de journée j’ai un premier refus de vent qui m’amène à virer et faire de l’ouest c’est plus tôt que prévu mais je me dis que c’est une chance, mais ça ne dure pas et je dois virer à nouveau pour gagner sur la route c’est dans la nuit que la bascule arrive avec le plus fort de la troisième dépression puis je peux à nouveau renvoyer en fin de nuit en reprenant la route vers le sud.


Jeudi 8 novembre : Le démâtage

Au petit matin cap sud-ouest, je suis à l'entrée du cap Finistère, je fais du sud mais le vent refuse, j’opte de nouveau pour de l'ouest afin de refaire du sud en fin de journée, il fallait dans tous les cas sortir de cette dépression. Je suis soulagé de savoir que les 3 dépressions sont derrière moi, j'ai de la vitesse, je marche à 18 nœuds, je descends plein sud, à moi les alizée !


Je décide de faire un petit film en profitant des premiers rayons de soleil que je n’avais pas vu depuis le départ. Je suis de bonne humeur et je rentre ensuite pour prendre mon petit dej dans le bateau quand soudain un bruit, puis plus rien… Je sors la tête du bateau et je constate que le mât est à bâbord sur le flotteur. La cadène tribord est littéralement sorti du flotteur, laissant un trou de 15x15 dans le flotteur. Les vagues passent en continu sur le flotteur qui se remplit petit à petit. J’appelle Clément Surtel pour lui expliquer la situation il me dit de déclencher le gilet de sauvetage de spare dans le flotteur afin de limiter la voie d’eau. Les deux tiers du mât sont dans l’eau, le reste est encore retenu par la bôme.


Il faut agir vite car avec la grosse houle le mât roule sur le flotteur bâbord en arrachant tout ce qui s’y trouve. Je coupe l’écoute de GV et le mât remonte sur la bateau grâce à une vague, j'enclenche la marche arrière et je cours couper tous les autres bouts qui retiennent le mat.

Objectif : larguer le mât le plus vite possible ! Mais la goupille de l'axe du J1 qui retenait l’étai avant est coincé quand soudain le poids du gréement arrache tout! Le mât est dans l’eau, toutes les voiles aussi je regarde le tout disparaître. Sale temps pour la planète…


Je suis loin des côtes je n’ai pas assez d’autonomie de carburant

J'installe donc les sacs à bouts sur les filières arrières, ce qui me permet d’avancer à 5 nds en moyenne, je rentre dans le bateau et discute avec l'équipe à terre des différentes options envisageable. Je suis à 200 milles des côtes, l'idée est de rejoindre les côtes en autonomie et en utilisant le moteur, sur les derniers milles, je passe une première nuit un peu stressante car il y a de la mer, je n’ai plus d’AIS ni de VHF fixe, le bateau est bas sur l'eau et il y a encore 4 mètres de creux je suis donc très peu visible pour les cargos et bateaux de pêche.


Vendredi 9 novembre : Cap sur Leixeos au Portugal


Au petit matin, je fais un point avec l'équipe à terre et je décide de fabriquer un gréement de fortune. Je commence mon entreprise en utilisant la rallonge de barre et la canne fabriquée pour repousser les algues que j’assemble afin de faire un mât. Jérôme, mon préparateur, m’informe que j’ai une voile de muscadet dans la soute à voile. Miracle ! Car je pensais avoir seulement des petits morceaux de voiles afin de réparer les déchirures de mes propres voiles. Cette installation de mon gréement de fortune me prend toute la matinée. J’y ai pris malgré tout du plaisir en l’installant car j’avais l'impression d'être un enfant qui construisait un bateau avec des bouts de ficelles ou d’être un pionnier à l’instar des premiers hommes à s’être aventurés sur les mers façon kontiki.


Il est temps d’aller m’occuper du flotteur tribord, qui prend l’eau. Ce trou de 15cm avec la forte houle rempli le flotteur. J’appelle Jérôme qui m’informe des différents matériaux et outils dont je dispose à bord pour combler ce trou.

Je coupe une plaque à la taille du trou, j’ai trouvé les vis que Jérôme avait délicatement préparé néanmoins j’ai dû sélectionner la bonne taille de chaque vis car je n’avais pas le droit à l'erreur dans la mesure où j'enfonçais ces vis directement sur le pont entre deux vagues.



J’ai revêtu ma combinaison de survie car il y avait des vagues encore très importante, je m’attache avec ma visseuse au flotteur (la visseuse n’est pas étanche) il fallait donc viser entre chaque vague et être assez rapide pour combler ce trou qui continuait de se remplir, finalement la visseuse boit la tasse au moment où j’enfonce la dernière vis. J’ai ensuite installé des sangles pour tenir ma réparation de fortune, facile à dire moins facile à faire car la sangle doit passer autour du flotteur. Fin de la réparation je suis content je reviens dans le bateau mais je constate que le flotteur est rempli d’eau et le bateau presque incontrôlable enfoncé sur l’arrière et qu'il va falloir aller le vider j'ai donc passé mon après-midi entière à pomper avec ma pompe à main pour essayer de remettre le flotteur à flot. #etlesshadockspompèrent



Samedi 10 novembre : on se rapproche de la côte


J’ai eu beaucoup de vent, c'était dangereux d’aller de nouveau pomper, je suis entré dans une zone de trafic commercial, ma position était diffusée régulièrement par le CROSS Corsen pour prévenir les cargos pour qui je représentais un danger pour la navigation (j’avais surtout moi l’impression d’être en danger !) dans la nuit j’ai dû appeler un cargo par VHF qui se rapprochait vraiment, le gars de veille me dit qu’il ne me voit pas sur ses écrans malgré mon réflecteur installé sur mon mât de fortune, angoisse…je sors le projecteur et lui balance le rayon sur la passerelle, il me confirme qu’il me voit très bien maintenant ! j’ai donc enclenché le moteur en fin de journée pour sortir de cette zone dangereuse j’ai fait un point avec mon équipe qui m’attendais à la marina de Leixeos au Portugal, ETA dimanche midi !


J’ai profité de mon temps pour écouter de la musique et toutes les émissions de “sur les épaules de Darwin en podcast”



Dimanche 11 novembre : arrivée à Leixeos

Appel matinal avec mon équipe à terre à 5H30 j’ai bien avancé dans la nuit, j’avance encore avec mon gréement de fortune, je pense déclencher le moteur à 10H quand je serais à 30 milles des côtes, Leixeos me voilà ! J’approche des cotes à 13h30 je décide d’aller ranger l'intérieur du bateau lorsque je ressors je vois un zodiac de L’ISN (équivalent SNSM) qui est venu m’accompagner à l’approche du port ( la marina est un port de commerce très fréquenté par les cargos, il y a une forte houle qui se casse sur la digue. Ils me font signent d’aller au sud pour éviter un courant qui risquerait de me déporter sur la digue. A 1 mille du port je découvre mon équipe qui m’attend sur un zodiac, nous sommes contents de nous retrouver, Jérôme passe à bord à l’entrée du port pour m’aider à l’accostage de port car le flotteur tribord est rempli d’eau rendant le bateau moins manœuvrant.

J’en profite pour remercier les équipes de l’école de voile de Lexeios d’être venu m’assister avec 2 zodiacs ce qui nous a permis de faire une belle manœuvre pour amarrer le bateau au port.

Retour sur mon état d’esprit suite au démâtage, je suis moralement touché et déçu car c’était un énorme gâchis financier. La déception est énorme pour mon équipe, les bénévoles et les partenaires mais je n’ai pas la sensation d’échec car je pense que j’ai réussi à prouver que je pouvais être présent sportivement comme les autres skippers engagés sur la course.


Lundi 12 novembre

Après une bonne douche et une bonne nuit, nous revenons sur le bateau afin d’effectuer les réparations qui permettront de remonter le bateau en France. Il faut vider le flotteur tribord qui contient environ 1 tonne d’eau (autant vous dire que le bateau est un peu enfoncé dans l’eau sur tribord).

Nous trouvons une pompe électrique chez le petit ship schandler de la marina. Nous évacuons l’eau pendant toute la matinée. Le flotteur remonte et le bateau revient à l’équilibre !


Nous consultons les fichiers météo afin de nous organiser pour convoyer le bateau, il faut pouvoir avancer vers le nord pour réduire les distances avec la France. Il nous faut un flux de sud pour pouvoir être pousser vers Vigo en Espagne. Il semble que le créneau soit pour le milieu de semaine.

Nous avons un peu d’administratif à régler avec la police maritime du Portugal. Les journées sont bien remplies mais l’équipe s’organise pour être efficace.


Mardi 13 novembre

Nous préparons le bateau pour un convoyage en prenant quelques litres de gasoil en spare ( 60 litres). Anne-Laure ma compagne et Mahée notre fille de 4 mois nous ont rejoint à Leixoes.

La journée est dédiée à la mise en place du convoyage et profiter un peu de la famille.

Le bateau est prêt pour le convoyage vers Vigo, Jérôme et charlotte la chef de projet seront à bord et je reste à terre avec Anne Laure et Mahée pour les accueillir à Vigo.


Mercredi 14 novembre

Jérôme et Charlotte quittent le quai à 6h00 du matin, cap sur Vigo au moteur. En espérant pouvoir envoyer la voile du gréement de fortune afin d’être pousser un peu. Ils seront à Vigo en fin de journée. Nous irons les accueillir au port.


Appel de l’équipe qui décide de continuer le convoyage vers la Corogne (pointe nord de l’Espagne) la météo est bonne, ils ont de la nourriture et des vêtements de mer pour passer une nuit en mer. Super nouvelle ! le bateau va remonter de 110 milles.


Jeudi 15 Novembre : Tribulations à la Corogne

Nous avons passé la nuit à Vigo et prenons la route dans la matinée pour rejoindre la Corogne. Le bateau arrive au port en début d’après-midi, nous l’amarrons au quai, un grand coup de rangement car le bateau va passer quelques semaines ici. Nous reviendrons début février pour effectuer le convoyage retour par la mer vers la Bretagne sud.


Vendredi 16 Novembre : Tourisme

Nous revenons à Porto pour profiter de notre dernier jour sur place pour se balader dans la ville. Demain retour vers la France ! Le temps de poser les valises et refaire un sac pour la Guadeloupe. Départ prévu le 21 novembre.

Nous partons en Guadeloupe afin de voir nos partenaires Guadeloupéens, j’aimerai aussi saluer et féliciter Pierre Antoine pour sa première place.